dimanche 4 mars 2012

Blabla, nouveau jeu d'écriture



Moi, j'écris pour le plaisir. Je n'étais pas une enfant joueuse (plutôt rat de bibliothèque) mais je le suis devenue à l'adolescence avec les mots. Les mots sont mes amis, mes balles colorées, des chatons malicieux . Les mots m'ont sauvée de beaucoup de choses. Les mots écrits j'entends parce que pour ce qui est de la parole, ça m'a pris beaucoup plus de temps de l'apprivoiser. J'étais sidérée de voir comment certaines personnes parlaient brillamment pour ne rien dire d'intéressant. Je trouvais même cela fascinant. L'aplomb, c'est tout de même un atout extraordinaire dans la vie. Mais le top du top c'est de faire rire les autres. La grande blague entre Liloo et moi c'est qu'elle prétend que je suis très drôle quand je n'essaie pas de l'être. Essayer d'être quelque chose, c'est toujours voué à l'échec, de toutes manières. Et j'ai aussi appris que se taire c'est encore communiquer. Il m'est arrivée d'être entendue à mille pour cent en ne disant rien, c'est une expérience extraordinaire! Là je fais du blabla, je joue avec les mots et je m'amuse bien. Je n'écris pas tellement pour exprimer des idées en fait, j'ouvre la porte et les mots qui ont envie d'aller jouer dehors se précipitent au portillon.
Je me demande si vous allez accepter de jouer à ça. On ne sait jamais avec vous!

La biche et le chasseur, suite


Coucou Cath !
En réponse à "la biche et le chasseur" : je radote oui oui ;-) !Mon texte trop long n'est pas passé.
Biz
Valérie

C'est bien joli les biches et les chasseurs... plus simplement, en tant qu'être humain, notre capacté concrète à l'amour et ses déclinaisons du genre engagement, relations constructives et respect passe en grande partie par les traces de nos premiers liens : or ceux ci sont gravement défaillants chez les occidentaux, puisqu'on s'est socialement arrangé pour se débarrasser de plus en plus tôt de la présence à apporter aux enfants, et particulièrement celle de la mère - qui n'en déplaise aux féministes égalitaristes n'est pas un père. L'égalité entre hommes et femmes ne devrait pas passer par la désertion de la présence parentale et la délégation aux institutions ou aux mercenaires de l'amour (on en est quand même aux nounous la nuit à la sortie de la maternité pour celles qui ont des moyens !), au détriment des enfants et de nos liens, mais c'est ainsi.
Alors je ne vois pas comment un homme peut supporter l'idée d'avoir un enfant lorsqu'il se vit encore comme un petit qui a besoin de sa mère. Et qui le nie, aussi fortement que toute une société nie le besoin d'un petit de sa mère (et le besoin de présences adultes, dont un homme qui est père de cet enfant, et de toute une communauté humaine aux cotés de cette femme qui devient mère). Avec ou sans nouvelle lune d'une compagne. 
Il semble que les femmes restent malgré tout plus aptes à développer des liens, se développant plus en réseaux et dans un moindre isolement : on n'est vraiment pas égales devant l'engagement. Les femmes savent très bien qu'on n'est pas fait pour vivre seuls - ou elles le découvrent en devenant mères, des études ont montré un rapprochement entre femmes à cette période particulière -, même si des siècles d'évolution ont favorisé la possiblité du "moi tout seul" agressif chez les hommes pour qui c'était socialement "intéressant", alors que les femmes ont accumulé un déficit égologique, là aussi socialement "intéressant" puisque sinon elles seretrouvaient crevant de faim : soumission, passivité, elles ont encore du mal à s'affirmer et ne pas laisser n'importe qui leur manquer de respect - et le féminisime n'a pas changé les pensées et le coeur de chacun, on a seulement un beau discours et des mensonges qui ne nous guérit pas de millénaires d'accomodation au détriment de notre ego féminin. Je connais beaucoup de femmes "libres" et "modernes" qui se laissent torturer quand elles accouchent, insulter par leur belle famille, la sage femme ou leur mec, qui dicte leur conduite en tant que mère, les oblige à reprendre le travail quand ce n'est pas nécessaire (les finances vont bien) et à confier leur bébé à contrecoeur, et ces femmes qui se découvraient mères et tentaient l'aventure de nos liens humains s'inclinent, persuadées d'être "fusionnelles" et que c'est MAL (on dit "abusives")... : puisqu'on vous a dit et répété qu'une mère ne sert à rien sinon à empêcher les enfants d'être autonomes !! Egalité mon c**. Tant pis pour les enfants (mais tout le monde s'en fout : c'est mon quart d'heure amer... "les enfants d'aujourd'hui ont beaucoup de chance ma bonne dame... y'a des fessées qui se perdent" etc etc) et pour les femmes; ça on s'en fout moins, les femmes causent, mais les solutions n'en sont pas pour autant faciles. En attendant ça nourrit (de plus en plus !) les thérapeutes et autres marchands de mieux être (mais pas de bien être : on ne va pas guérir non plus il faut garder le marché captif) qui remontent rarement aux origines de tout cela : nos vies de couples foireuses ne sont pas facilement vues comme l'absence des bras maternels et paternels en continuité et relais de liens humains. Trop simple (je sais que vous savez : mais qui en tire les conséquences ? Qui ne laisse jamais pleurer un bébé, ne laisse jamais son enfant dans un lieu-lien qui ne le nourrit pas affectivement de façon optimale, qui peut profiter de la confiance dans des liens solides à l'adolescence de son plus grand ?). Je ne connais aucun couple qui a passé le cap famille sans dégâts : parfois d'origine comme dans l'histoire de celui qui se sauve en courant dès la grossesse, sinon dans les premières années d'un enfant, ou du second (on se croyait à l'abri : catastrophe ! Le premier n'encaisse pas, l'ambiance familiale est pourrie, les abandons chroniques de vies séparées crée des maelstroms d'émotions explosives ou sombres...la réponse de base étant de "gérer" c'est à dire "réprimer" mais on ne changera pas de vie, papa maman ont autre chose à faire que d'être avec toi). 
Avec de la chance la déesse se réveille enfin, elle s'affirme, il s'attendrit : les liens peuvent enfin se créer, l'amour circuler librement. Alors les enfants grandissent et une fois adulte ils pourront s'engager sans peur.
Valérie

samedi 3 mars 2012

L'héroïsme quotidien...



On n' a plus le droit de parler de rien parce qu'on va être immédiatement taxé de quelque chose qui se termine en "iste" si on s'écarte un tant soit peu de la mouvance en vogue. C'est quoi la mouvance? On ne sait pas trop. La mouvance c'est tout ce qui reste autorisé quand on ne dit rien qui puisse évoquer de près ou même de très loin le racisme, l'anti-sémitisme, le conspirationisme, l'élitisme, le spiritualisme, le féminisme, le machisme, enfin toutes sortes de machinchosismes... Mais tous ces mots sont des épouvantails pour réussir au final à ne plus parler de rien. C'est le fameux "Tu n'as pas le droit de dire ça!" ou "Ca fait trop..." J'ai un problème en tant que sophrologue: en sophrologie, on parle de restaurer la connexion entre le corps et l'esprit. On a attiré mon attention dernièrement sur le fait que le mot "esprit" fait peur parce qu'il évoquerait l'occulte. J'ai répondu que le problème vient du fait qu'en français, on manque de mots pour désigner les phénomènes qui ne relèvent pas seulement du corps ou qu'alors il faudrait que je parle de remettre en harmonie le mental et le corps. "Ah oui, ça c'est bien!" m'a-t-on dit! (Je ne vous en veux pas, les filles). Mais ça  ne correspond pas du tout à la réalité puisqu'en fait, les exercices de respiration provoquent l'arrêt du mental (radio moi-même, la petite voix qui ne cesse pas de bavarder) pour permettre l'émergence d'une conscience de soi dans notre globalité (attention au mot "conscience" qui est aussi piégé!). Me voilà bien embêtée: est-ce que parler de "l'Etre" peut faire peur et est également politiquement incorrect? Peut-être bien que oui... J'adore la France mais j'avoue que je trouve que vivre dans ce pays est bien compliqué... enfin, pour quelqu'un comme moi! 
C'est comme si il y avait un discours parfait. Dans un autre ordre d'idées, je parlais aujourd'hui avec une amie qui se trouve un peu isolée en province et qui a un parcours très original. Je lui disais: "Tu as besoin de communiquer et de pouvoir partager toute la richesse de ton expérience, pourquoi ne crées tu pas un blog par exemple?". Elle m'a répondu qu'elle n'écrit pas suffisamment bien pour cela. Combien de fois l'ai-je entendu? J'ai même des amis qui ne font pas de commentaires sur ce blog "parce qu'ils n'écrivent pas assez bien". Entre le fond qui doit être absolument politiquement correct pour ne pas se faire lyncher, le moindre "dérapage" étant immédiatement monté en épingle et la forme qui doit être parfaite, il ne faut pas s'étonner de s'ennuyer ensemble. J'ai pas mal d'amis qui me parlent de cet ennui qui plombe non seulement leurs déjeuners entre collègues mais aussi leurs soirées en ville... Je ris encore de ce que m'a raconté Liloo: ce collègue qui va à la piscine entre midi et deux et enregistre chaque jour dans un fichier Excel les kilomètres parcourus. Mais lui peut parler à table sans se faire incendier ou faire face à des yeux écarquillés. Ça va durer encore longtemps, ces conneries? Tiens, je vais vous faire horreur: peut-être que je n'irai pas voter!
La prise de parole est une prise de pouvoir et la communication est une guerre dont les armes sont les mots, ai-je appris en cours de pragmatique... 
Alors il vient, ce changement de paradigme?


Un article intéressant pour ceux qui s'ennuient ;-):
La parole est-elle le meilleur moyen d'échanger des idées?
http://philophil.com/philosophie/echange/dissertation/parole/parole.htm

La biche et le chasseur


Liloo m'a envoyé cet article au sujet de l'engagement masculin:
http://gazette.ditaime.com/article/38.html
Eh bien oui, c'est tout à fait ça! 
Les femmes qui trouvent un homme sont celles qui n'ont pas besoin de lui, en gros. Pas besoin de lui pour être actives et passionnées par leur vie. Des femmes qui sont suffisamment amoureuses d'elles-mêmes, qui acceptent de reconnaître toutes leurs qualités (beauté, féminité, intelligence, talents divers...) sans que celles-ci soient validées par un homme. Les hommes ont TRES peur des femmes qu'ils perçoivent comme voulant leur prendre leur liberté et promptes à les juger férocement s'ils ne se montrent pas à la hauteur. 
L'homme s'engage si on ne lui demande absolument pas de le faire. L'homme ne s'engage pas, il revient. Quand il revient, c'est pour tester si la femme continue à ne rien lui demander. Si c'est le cas, il revient à nouveau jusqu'à ce qu'il soit apprivoisé c'est-à-dire en confiance.
Tout se passe comme si l'homme avait besoin d'être manipulé affectueusement. J'ai demandé un jour à un homme de 50 ans, grand séducteur: "Pourquoi les hommes aiment-ils tant celles qu'ils appellent "les garces"? Il m'a répondu que c'est parce que l'homme se sent coupable de faire souffrir la femme. Avec une "garce", il se sent face à une femme armée, il n'est plus un "salaud". Il lui en est reconnaissant." Il me disait aussi:"En amour, une femme ne doit jamais baisser sa garde".
Je dis souvent à mes belles amies qui ne comprennent pas pourquoi les hommes les abandonnent, que quand une femme est très séduisante, elle ne doit pas avoir un coeur de midinette et jouer  au petit Chaperon Rouge qui se fait toujours avoir par le Loup. Elle doit gérer sa séduction et surtout être bien consciente que susciter le désir, ce n'est pas être aimée. Elle ne doit donc pas donner son coeur au premier qui la désire.
La femme séduisante réveille l'instinct du chasseur. A elle de savoir si elle veut être une jolie proie ravie de se faire pourchasser jusqu'à la mort (se faire briser le coeur) ou quelque chose de plus: une femme qui le regarde en face, capable de lui dire: "Baisse donc ton fusil car tu ne vois pas à qui tu as affaire. Je suis une Déesse sous l'apparence d'une biche parce que j'aime me métamorphoser pour courir les bois. Regarde, je te montre maintenant ma véritable splendeur." S'il n'est pas prêt pour cette rencontre, il pourra s'incliner respectueusement et partir sans la blesser. S'il est lui-même un Chasseur Divin en quête de l'Amour, l'histoire pourra alors commencer...


mercredi 29 février 2012

Efharisto (merci, en grec)



Quand je lis ce titre de Libération: "La grogne monte en Allemagne sur l'aide à la Grèce", je ressens un agacement certain. J'ai toujours beaucoup aimé la Grèce. Je suis allée à Samos, à Mykonos, à Patmos, en Crète, à Athènes, Mycènes, Corinthes, Epidaure et dans les Météores avec mon premier amour qui était grec et avec une amie agrégée de grec. J'ai ressenti plus d'émotions dans ce pays que partout ailleurs. Ce qui m'agace fabuleusement c'est de penser à ces dizaines de milliers d'allemands qui ont adoré la Grèce pendant des décennies, qui y ont passé toutes leurs vacances, qui sont allés s'y ressourcer, y chercher le soleil et la gaieté qui leur manquait cruellement et de me dire qu'ils ne ressentent aucune tristesse pour ce pays qui leur a tant donné. Ma réaction est primaire certainement et ce gros titre ne veut pas dire que la majorité des allemands se fichent de la Grèce et de ses trésors, je n'ai d'ailleurs aucune confiance dans les medias mais je crois que je réalise en fait tout ce que la Grèce m'a apporté à moi et j'ai envie de lui rendre justice. En ce moment, les grecs nous donnent une leçon de bravoure et de vie. Ce sont eux les premiers qui ont entendu le message de Stéphane Hessel "Indignez-vous". Et après le mouvement "Occupy" voici venu de Grèce le mouvement "I don't pay". 
Je rends aussi hommage à Demetrios, l'homme qui m'a fait découvrir la Grèce à l'âge de 17 ans, qui est mort à 24 ans et qui m'a donné plus d'une leçon de rébellion. C'était peu de temps après la fin de l'époque des Colonels et il était autant imprégné de cet esprit de résistance à la dictature que d'impertinence socratique. Merci aux grecs d'être ce qu'ils sont: fiers, entiers, passionnés et braves. Une chose est sûre: le village d'irréductibles qui résiste à l'Empire n'est pas en Gaule.
Tiens, d'après le Tagesschau du 17 février, une majorité d'allemands souhaite aider la Grèce...

lundi 27 février 2012

Un appel de Mikis Theodorakis à l’opinion publique internationale



Un complot international est en cours, visant à mener à terme la destruction de mon pays. Les assaillants ont commencé en 1975, avec comme cible la culture grecque moderne, puis ils ont poursuivi la décomposition de notre histoire récente et de notre identité nationale et aujourd’hui ils essaient de nous exterminer physiquement par le chômage, la famine et la misère. Si le peuple grec ne se soulève pas pour les arrêter, le risque de disparition de la Grèce est bien réel. Je la vois arriver dans les dix prochaines années. Le seul élément qui va survivre de notre pays sera la mémoire de notre civilisation et de nos luttes pour la liberté. 

Jusqu’en 2009, la situation économique de la Grèce n’avait rien de très grave. Les grandes plaies de notre économie étaient les dépenses immodérées pour l’achat du matériel de guerre et la corruption d’une partie du monde politique, financier et médiatique. Mais une part de responsabilité appartient aussi aux Etats étrangers, parmi eux l’Allemagne, la France, L’Angleterre et les Etats-Unis qui gagnaient des milliards d’euros au dépens de notre richesse nationale par la vente annuelle de matériel de guerre. Ce saignement constant nous a écrasés et ne nous permettait plus d’aller de l’avant, alors qu’il était la source d’enrichissement d’autres pays. On peut dire la même chose pour le problème de la corruption. Par exemple, l’entreprise allemande Siemens avait une branche spéciale pour corrompre des Grecs, afin de mieux placer ses produits sur le marché grec. Ainsi le peuple grec a été victime de ce duo des prédateurs allemands et grecs qui s'enrichissaient au dépens de la Grèce. 



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samedi 25 février 2012

Mercure


Catherine D. est une amie  qui se destine à la belle profession d' accompagnatrice de talents et elle a le chic et le nez pour rencontrer des artistes avant qu'ils ne deviennent célèbres (c'est elle qui le leur prédit!) . Elle présente tellement toutes les caractéristiques d'une mercurienne que je lui en ai parlé longuement mais elle souhaite que je lui mette tout ça par écrit.
Mercure est une toute petite planète et elle a la maîtrise du signe d'air des Gémeaux.
Le mercurien archétypal est vif, intelligent, rapide, toujours en mouvement, instable, versatile, amoureux des mots, parfois très bavard, malicieux et malin, toujours en train de faire du lien (intelligence provient de inter ligare qui veut dire relier les choses entre elles). Mercure était le messager des dieux de l'Olympe et était représenté avec des ailes aux chevilles. Le caducée, emblème de Mercure, a été repris par les pharmaciens parce que Mercure représente aussi la guérison. La parole guérit lorsqu'elle surgit pour dire la vérité de l'instant, c'est la vérité qui sort de la bouche des enfants et Mercure est aussi l'enfant libre, créatif et spontané qui s'exprime sans calcul et joue avec tout. Cette vérité n'est pas de l'ordre de l'absolu, c'est une vérité en mouvement, celle de l'instant présent. Aussi ne faut-il pas s'étonner qu'un mercurien dise blanc un jour et noir le lendemain. On l'accusera de mentir mais c'est simplement qu'aujourd'hui est un nouveau jour! Et dans le bouddhisme, on parle des "moyens habiles" (la septième perfection) qui sont la capacité à s'adapter à chaque personne, à chaque instant, quitte à changer de visage et de langage afin d'être en contact avec ce qui est à l'instant T. Le mercurien ne fonctionne donc pas avec des principes et ne s'embarrasse pas de préoccupations morales, il épouse les vents et les courants, tout à la joie d'être vivant. Pour les autres, le mercurien est fatiguant. Son esprit est rapide, virevoltant et n'a pas le temps d'approfondir les choses. Il est pressé, il a des messages de l'Univers à délivrer et ce n'est pas son rôle de les déchiffrer! Il passe en coup de vent, envoie un clin d'oeil ou un sourire scintillant et à la revoyure! C'est un escroc divin et un séducteur à la Arsène Lupin, il est parfois méchant mais comme les enfants, il s'excuse le lendemain  si sincèrement qu'on ne peut que lui pardonner. Plein de tendresse, il est le roi de l'esquive et n'a pas la motivation de se demander qui il est vraiment. De toutes manières, à quoi bon puisque tout est éphémère, il est tout simplement la vie en mouvement!
Attention Catherine, je ne parle pas de toi mais de Mercure en tant qu'archétype. Tu bénéficies d'autres influences planétaires et tu ne peux être réduite à ce que je viens d'écrire. Le Lion a des principes et est loyal!
Il y a bien sûr beaucoup d'autres choses à dire sur Mercure, avis aux astrologues!

vendredi 24 février 2012

Mes frères

Oui, c'est dur en ce moment et ça me fait du bien de recevoir des messages d'amis masculins dont je connais la force, l'énergie créative et le courage, qui me disent:"Houla, on déguste en ce moment, non?" (commentaire de Jean-Paul sous le message "Je rame") ou "Et toi, tu survis?". Ca me fait du bien leur manière d'aller à l'essentiel, de ne pas enrober les choses, de ne pas faire comme si. Leur manière de ne pas se taire, de ne pas jouer les fiers, les mecs qui assurent... J'ai très peu d'amis masculins et en général ce sont de grandes rencontres. Ce sont des frères d'âme, des frères d'armes, des frères de rires et de larmes. Comme j'ai rêvé, enfant, d'avoir un frère! Un grand frère bien sûr, qui m'aurait appris la confiance en l'homme en me faisant part de ses forces et de ses fragilités, en parlant vrai. Mes amis hommes sont toujours des aventuriers de la conscience, des créateurs funambules, très virils dans leurs prises de position et dans leurs prises de risque et très féminins dans leur écoute du monde. Ils sont méfiants aussi et ne se laissent pas apprivoiser facilement. Mon fils présente les mêmes caractéristiques de guerrier hyper-sensible.
Dans "Le roi et Arthur et ses preux chevaliers", il y a une scène où Steinbeck décrit Lancelot à la barrière du tournoi. Il écrit que nul ne peut imaginer que le plus grand chevalier du monde tremble intérieurement de peur mais que cependant, son oeil acéré ne perd aucun des faits et gestes de ses adversaires. Mes amis, mes frères, sont comme le Lancelot de Steinbeck et c'est pour cela que je les aime tant.

mardi 21 février 2012

Et si... nouveau jeu d'écriture


Et si on apprenait demain qu'une nouvelle économie, plus juste et plus humaine, était en cours d'élaboration?
Et si on nous demandait de payer nos factures en donnant de nous-mêmes, en aidant les autres, en partageant nos savoir-faire?
Et si on mettait plus de fleurs sur nos fenêtres?
Et si on construisait tous les immeubles avec des terrasses sur les toits, avec des arbres, des bancs pour que les personnes âgées prennent le soleil, des terrains de basket pour les enfants et des connexions internet pour les geeks?
Et si on s'écoutait parler avec curiosité sans nous railler quelles que soient nos idées et nos visions du monde?
Et si dans les entretiens d'évaluation, on tenait compte de la Valeur Humaine Ajoutée?
Et si...

dimanche 19 février 2012

L'inconnu et la sécurité



Mon enfant chéri est parti pour une semaine en camp de basket. A la gare, le premier enfant qu'il a rencontré était un autre Bélier Dragon de Métal (d'avril 2000 comme lui, de deux jours son benjamin) et ils se sont assis côte-à-côte dans le train. Il en rêvait, Mamie l'a fait! C'est la première fois qu'il accepte de partir avec de parfaits inconnus, pour l'amour du basket-ball et peut-être aussi parce qu'il a l'âge d'aller vers l'inconnu. Ça me rappelle cette parole d'Osho: "Chaque fois que vous avez le choix entre le connu et l'inconnu, choisissez l'inconnu."
Moi, je travaille mon "Training Autogène de Schultz", une technique de relaxation et d'hypnose créée dans les années 30 par le docteur Schultz. J'en ai retiré pour moi-même de tels bienfaits que je compte l'appliquer rapidement à mes clientes et à Narjiss qui vient de découvrir la sophrologie et en redemande. Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt? C'est le remède miracle contre le stress et la voie express pour retrouver le bien-être et le calme. Le mental est vraiment fort pour nous éloigner de tout ce qui nous recentre et  nous fait du bien. 
J'ai fait une prise de conscience extraordinaire il y a deux jours. J'ai eu une conversation avec Sylvie (mon Maître en sophrologie) au cours de laquelle j'évoquais le sentiment d'insécurité et elle m'a cité ces paroles à utiliser comme un mantra : "Je suis la sécurité, fille de la sécurité, née sur le territoire de la sécurité". Ces mots résonnent bien avec mon Saturne de Capricorne et je méditais dessus dans le métro quand cela m'a sauté à la figure, ou plutôt à la gorge: je suis née sur le territoire de l'insécurité! 
Parce que née à Alger, en pleine guerre d'Algérie, deux ans avant le fameux retour-sans- aller (mes ancêtres pied-noir ne venaient pas de France mais d'Italie et d'Espagne) qui a été vécu par ma famille dans un désespoir extrême ce qui a entraîné dans la lancée le divorce de mes parents,  je ne vois pas comment je pourrais considérer que je suis née sur le territoire de la sécurité! Ça m'a sacrément bousculée. Alors, je me suis auto-coachée et je me suis demandé: "En quoi suis-je née quand-même sur le territoire de la sécurité?" Cela m'a menée à considérer que je suis néanmoins née sur une terre d'abondance (j'entends mon grand-père dire: "Les poissons là-bas dis, pôpôpô, ils étaient comme ça!). Et puis je suis allée chercher dans les structures mnésiques de mon cerveau, comme dirait Sylvie, dans des mémoires secrètes de mon ADN, des sortes de souvenirs-sensations d'avoir été un jour, dans une autre vie ou une autre dimension "sécurité, fille de la sécurité, née sur le territoire de la sécurité". Et j'ai enchaîné quelques trainings de Schultz pour me remettre de mes émotions!

vendredi 17 février 2012

Le docteur Cohen



Mercredi, mon fils précoce a vu un psy. Je l'ai prévenu que mon fils avait refusé de revoir un de ses confrères parce qu'il avait été trop intrusif. Commentaire de mon fiston "Il veut tout savoir de moi alors qu'on se connait même pas. J'y retourne pas". Réponse du psy informé du refus de l'enfant concerné de le revoir: "Madame, la posture de M. n'empêche pas que l'on se revoie". No comment.
Mais alors du coup, le psy de mercredi, mon fils l'a trouvé trop mou. Et justement, il faisait des moues pour inciter le jeune homme à se confier (le pauvre, je l'ai mis dans une galère en lui disant de ne pas être trop intrusif!) ce que mon fils a trouvé étrange. "Maman, j'avais l'impression qu'il n'y allait pas franco!"!
En fait, je crois qu'il a nettement préféré le vieux médecin juif que nous avons consulté dernièrement afin obtenir un certificat pour le sport. Le médecin habituel était en vacances et nous sommes allés voir son voisin du dessus. Dans la salle d'attente, alors que nous ne nous précipitions pas tandis que c'était notre tour, nous avons entendu une voix ferme: "Bon alors, dépêchez vous, je vais me refroidir, moi!" Et puis nous avons rencontré Monsieur Cohen avec sa bouille joviale et ses yeux pétillants de malice. Un genre de magicien des relations humaines. Une femme s'est introduite rapidement dans son cabinet pour y déposer discrètement un sac en plastique bleu rempli de fruits. "Combien je vous dois?" lui a-t-il dit. Elle a répondu qu'il ne devait rien et ils ont échangé quelques mots en arabe. Il s'est tourné vers mon fils et lui a dit: "Tu vois, moi, je parle trois langues, et toi?". Ce genre d'homme peut se permettre d'être intrusif parce que sa bienveillance est pareille à un rayon de miel. "Et l'école, comment ça va? Deviens d'abord médecin comme moi et après tu feras basketteur. Et deviens le premier hein, parce que si tu n'es pas le premier ça sert à rien! Tu as 16 sur 20 de moyenne en français? Alors, tu es meilleur que moi! Et les mathématiques? Et dis-moi, pourquoi tu es triste comme ça?" Mon fils ne faisait que lui renvoyer de petits sourires intrigués mais Monsieur Cohen a décrété qu'il était très intelligent. Il m'a demandé des nouvelles de notre médecin habituel. Je lui ai dit que Monsieur R. en avait marre, qu'il y avait trop d'incivilités et qu'il était inquiet que personne ne veuille prendre sa relève. Monsieur Cohen a décrété que si le docteur R. en avait marre de faire ce métier, il fallait qu'il prenne sa retraite. Je lui ai demandé: "Et vous, vous avez quelqu'un pour prendre votre relève?" Lui: "Pourquoi, vous voulez m'envoyer en retraite? Je suis bien moi ici et je n'ai pas de problèmes d'incivilité. Vous savez, quand on sait parler aux gens... Moi je pars du principe que je peux pas toujours guérir mais que je peux toujours consoler". Je lui ai dit: "Alors, vous êtes un médecin du corps et de l'âme". La consultation a duré dix minutes (on venait pour un certificat pour le sport). En me serrant la main, le docteur Cohen a dit; "Je le comprends, le pauvre docteur R. Moi, c'est mon fils qui va me remplacer".
Dans l'escalier, mon fils m'a dit: "Maman, on pourra revenir voir ce médecin?"
J'ai toujours beaucoup aimé les docteurs et dentistes juifs d'Afrique du Nord qui s'appellent tous Cohen, tous les psys devraient aller faire un stage auprès d'eux.


C'est David et Moché qui discutent.
Moché dit : - Tu connais mon fils Simon ?
- Bien sûr, j'connais ton fils Simon, il jouait avec mon gosse tous les jours dans la cour.
- Eh ben, c'est bizarre, je l'ai envoyé en Israël pour qu'il devienne plus religieux et il est revenu catholique.
- Ah ben tiens, ça c'est vraiment bizarre... Tu connais mon fils  Raphaël ?
- Bien sûr je le connais, il mangeait chez nous le couscous le samedi midi...
- Eh ben moi aussi je l'ai envoyé en Israël, et il est aussi revenu catholique...
- Viens on va voir le rabbin parce que c'est trop bizarre...
Ils vont voir le rabbin et lui racontent l'histoire. Le rabbin s'étonne :
- Mais c'est dingue, ça... Vous connaissez mon fils Natanaël?
- Bien sûr, on était à sa Bar Mitsvah ...
- Eh ben moi aussi je l'ai envoyé en Israël, et il est revenu catholique...
- C'est fou, ça !!
- Écoutez, rabbin, appelez le Bon Dieu et demandez lui ce qu'il en pense.
Alors le rabbin l'appelle et lui raconte. Alors Dieu répond :
Tiens, c'est marrant que tu me racontes ça... Tu connais mon fils...

jeudi 16 février 2012

Qu'est-ce que je peux faire pour toi

Le message le plus lu sur ce blog reste "Redécouvrir la solidarité"... Je crois que c'est en effet une nécessité. La solidarité, nous l'avons désapprise durant ces dernières décennies. La solidarité resurgit à l'occasion des cataclysmes ou des grèves générales. Alors, nous ne sommes plus accaparés par les obligations qui grêlent notre quotidien et par les futilités dont on nous a fait croire qu'elles nous étaient indispensables. Les seules choses qui nous sont vraiment indispensables, c'est l'amour, la chaleur humaine, le partage du rire et des larmes, la compréhension. Le partage de notre temps, de notre écoute en même temps que le partage du travail et des richesses de la terre. Le partage de nos connaissances et de nos savoir-faire. Pour cela, il nous faut redécouvrir la compassion. Pour cela, il faut croire au bonheur, lui laisser une chance... Le bonheur n'est jamais dans l'avoir mais dans l'être. 
"Qu'est-ce que je peux faire pour toi?" est la plus belle des questions.
C'est également une question que l'on peut se poser à soi-même...